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BLUE : plongez en famille au coeur des océans

Blue immerge les spectateurs dans la splendeur des océans

Dernier-né des films Disneynature, BLUE est une véritable pépite à découvrir sur les grands écrans en famille. L'histoire et les images sont si saisissantes qu’on se sent pousser des écailles et des nageoires !
Kidiklik 29 a interviewé Denis Lagrange, caméraman sous-marin sur le tournage en Polynésie et auteur des émouvantes images avec les baleines.

Kidiklik 29 vous donne 5 bonnes raisons pour aller voir BLUE en famille :

1 - Vous avez aimé Le Monde de Dory et Vaiana, la légende du bout du monde ? Alors Blue vous comblera ! C’est le troisième film qui boucle cette trilogie sur les océans lancée par Disney Nature, qui est un label de Walt Disney Studios Entertainement, créé en 2008 à Paris pour sensibiliser les familles à la préservation de la planète.

2 – Parce qu’en tant que citoyen de la planète bleue,  le sort des océans nous concerne. Blue nous donne l’occasion de nous émerveiller de la splendeur des océans et de prendre conscience de leur fragilité.

Les océans couvrent 71% de la surface de la planète ! Sources de vie, immenses et généreux, ils nous rendent de nombreux services : ils nous nourrissent, fabriquent l’oxygène que nous respirons, en dépolluent l’air de ses toxines et nous servent de climatiseur. Pourtant, ils commencent à se fatiguer face aux menaces qui ne cessent de croître : réchauffement climatique, surpêche, pollution, acidification... L'Homme imprime sa marque sur les mers, et pas de la meilleure manière...

3 – Blue véhicule des valeurs positives : transmission, coopération et entraide.

Tout au long du film on suit Blue, un jeune dauphin attachant qui parcourt avec son groupe un récif corallien peuplé de fascinantes créatures dépendantes les unes des autres. On y découvre des espèces, parfois très différentes les unes des autres et pourtant, capables de s'entraider pour survivre et faire face aux nombreux prédateurs qu'elles côtoient ! La coopération se retrouve par exemple au sein des baleines quand elles appelent à l’aide les mâles pour venir à la rescousse du baleineau. Mais aussi entre espèces, quand on découvre le fonctionnement de la station de nettoyage, et la manière dont le poisson labre va nettoyer les dents d’autres poissons sans se faire manger. C’est un vrai partenariat, et un exemple de partage de compétences. Les dauphins sont les animaux emblématiques de la transmission : la maman dauphin reste quasiment 9 ans aux côtés de son petit et lui consacre beaucoup de temps pour lui apprendre les techniques de chasse, mais aussi les règles de vie en groupe, car les liens sociaux sont très forts et peuvent se créer sur 4 générations.

4- Les images spectaculaires nous immergent dans l'univers magique de la biodiversité marine. Les technologies dernier-cri - recycleurs, masques faciaux, drones- utilisées sur les tournages subaquatiques permettent aux caméramans d’évoluer au plus près des animaux et de réaliser des images saisissantes de comportements et de mirgations… On s’émeut du dévouement d’une baleine envers son petit, on s’extasie devant l’ingéniosité des techniques de chasse des dauphins qui forment un cercle de boue pour cerner leurs proies et les gober dès qu'elles s'en échappent. On découvre également des espèces surprenantes telles que la squille multicolore qui, derrière son allure de clown et ses manies de ménagères maniaques -on la voit nettoyer son terrier- se révèle être une redoutable boxeuse. La force de frappe de ses pinces est si puissante qu'elle peut briser la vitre d’un aquarium ! Ou encore la seiche géante qui sort tout droit de la science fiction ! Capable de changer de forme et de couleur en un clin d’œil, elle se camoufle à merveille et instantanément avec son milieu, peut enclencher une propulsion arrière des plus efficaces et déroute immanquablement ses prédateurs en leur larguant un gros jet d'encre sur la tête !

5 – Cécile de France est  la voix française du film.

Bien connu des familles françaises, l’actrice nous fait partager son émerveillement pour les océans et son attachement pour ses habitants. Elle nous transmet son émotion avec une sincérité dont elle seule a le secret, comme si elle s’adressait à la fois à ses propres enfants et aux générations futures.

Enfin, la bande-originale, signée Steven Price, accompagne harmonieusement et avec une belle sensibilité, les images exceptionnelles de Blue qui est une pépite dans le genre "docu-film" à voir impérativement sur grand écran avec ses enfants…

Recommandé à partir de 6 ans.

Durée : 78 minutes

Crédit photos Disney Nature

Derrière la caméra...

Derrière la caméra...

crédit photos Disneynature

Interview de Denis Lagrange, caméraman sous-marin de l'équipe de tournage de BLUE

Quels sont les lieux de tournage du film et ceux auxquels tu as participé ?

Les équipes de Blue ont tourné durant plus d’un an au Mozambique, aux Bahamas, en Egypte, en Afrique du Sud, en Indonésie, en Malaisie, en Micronésie, en Polynésie, à Hawaï et en Australie. J'ai participé au tournage de Polynésie française qui représente près de 20% des images sous-marines du film…

Je viens en Polynésie française depuis mon enfance et y vis aujourd'hui la moitié de l'année. Pour le film BLUE, nous avons tourné durant près de 20 semaines à Tahiti, Moorea, Rangiroa et Fakarava auprès des baleines à bosse, des grands dauphins, des requins gris et des requins tigre...

Comment était organisée l'équipe de tournage sous-marine ?

En tant que chef opérateur de l'équipe sous-marine, je gère le cadrage et la lumière au sein d'une petite équipe formée de deux plongeurs responsables de l'éclairage et d'un plongeur chargé de la sécurité. Pour filmer des comportements naturels sous l'eau, il est primordial d'être le plus discret possible pour faire accepter notre présence et d'avoir du temps pour repérer les animaux et attendre le moment opportun pour filmer. Dans BLUE, c’est la vraie vie des animaux qui est à découvrir, et tout est basé sur des recherches scientifiques.

Les images sont époustouflantes, avec quel équipement avez-vous tourné ?

Nous utilisons un équipement de plongée sophistiqué, le recycleur, qui comme son nom l'indique recycle l'air expiré du plongeur et évite ainsi de produire des bulles... Un avantage de taille pour approcher les animaux sans se faire remarquer et pour rester plus longtemps sous l'eau. Nous étions également équipés de masques faciaux pour pouvoir communiquer sous l'eau. Cela nous a été utile lors des tournages de nuit pour orienter les plongeurs par rapport aux requins et à la lumière. Pour les séquences nocturnes de chasses de requins, nous avons utilisé des combinaisons en côte de maille - un équipement très lourd de 12 kg ! - afin de nous protéger des morsures et de filmer sans prendre de risque. Les requins n'attaquent pas volontairement les plongeurs mais au coeur de l'action, ils peuvent être attirés par un petit poisson qui se réfugie sur nous... Sur le tournage en Afrique du Sud, l'équipe a mis au point une caméra fixée sur le bateau afin de suivre la nage très rapide des baleines à bosse mâles … Les images sont très réussies.

Quels sont les moments les plus marquants partagés avec les animaux ?

Filmer les scènes de chasse de requins en groupe dans la passe de l'atoll de Fakarava a été un grand moment ! On a pu observer des comportements entre espèces de requins, comme l'opportunisme des requins gris de récif qui profitent de l'efficacité des requins à pointes blanches de lagon. Plus petite, cette espèce de requin parvient à dénicher plus facilement les proies sur le récif. Quand le poisson, paniqué, sort dans le lagon, les requins gris de récif plus imposants n'ont plus qu'à se servir ! En mer rouge, l'équipe de tournage a filmé des dauphins en train de se déparasiter sur des gorgones, un comportement jamais filmé auparavent !

Personnellement, les séquences entre la baleine à bosse et son baleineau sont les plus émouvantes que j'ai jamais filmé. A Moorea, on a pu travailler avec la même maman et son petit âgé de 4 semaines durant plusieurs jours, ce qui est idéal pour enregistrer de vrais moments de tendresse et pour enchaîner les séquences et raconter une histoire. Grâce à Disneynature, nous avons bénéficié de conditions de tournage exceptionnelles qui nous ont permis de capter des moments intenses avec les animaux. Pour chaque repérage de mammifère, un apnéiste descendait vérifier son comportement : par exemple, si ses nageoires pectorales bougent, cela signifie qu'elle est stressée donc ça ne sert à rien de descendre. Si elle est stable et a fini sa phase de sommeil qui dure une demi-heure environ, on se met à l'eau et on attend qu'elle décide de la rencontre afin de l'approcher avec son petit sans les oppresser. On a pu ainsi filmer des séquences très touchantes et l'émotion est palpable dans le film. Le spectacle des baleines sur grand écran, à échelle 1 pour 1, est immersif. On ne vit pas la même sensation sur les écrans TV.

Tu plonges depuis des années aux 4 coins des océans, est-ce que tu as constaté une dégradation de la biodiversité marine ?

La Polynésie française n'est pas à prioris pour l'instant impactée par le réchauffement climatique comme c'est le cas sur la grande barrière de corail en Australie, où la sitation semble irréversible.  L'état de santé global des coraux en Polynésie est bon même si certains sites comme Moorea ont beaucoup souffert de l'invasion des acanthaster planci. Ces couronnes d'épines étoiles de mer ont dévasté le récif corallien autour de l'île jusqu’à 20 mètres. Vidé de ses polypes, le corail devient blanc. Sans vie, le récif n'intéresse plus les poissons qui le désertent. Pourtant, la nature y a repris ses droits au bout de 5/6 ans et le corail a repoussé.

En Polynésie, les requins sont légalement protégés tout comme les baleines dont les populations sont aussi nombreuses qu'avant la période de la chasse à la baleine. Après avoir été pourchassées jusqu’à la quasiextinction, les baleines, grâce aux incroyables efforts de conservation, voient leurs populations aujourd’hui plus étoffées.

Un docu animalier d'une qualité rare à voir en famille

Un docu animalier d'une qualité rare à voir en famille

Blue, réalisé par Keith Scholey et Alastair Fothergill avec la narration de Cécile de France, sort dans les salles le 28 mars 2018.

Allez voir BLUE pour découvrir l’étendue des trésors inestimables qui vivent sous la surface de l’Océan et mieux comprendre l’urgence que nous avons à protéger ce milieu clef de voûte pour notre planète.

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